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Conference Of Non-Governmental Organizations in Consultative Status with the United Nations Economic and Social Council Conference Of NGOs
Sub-Commission on the Protection
and Promotion of Human Rights


GENEVA, 28 July - 15 August 2003

 





CONGO Interview of the President of the 55th Session Sub-Commission
on the Promotion and Protection of Human Rights, Ms Warzazi.


Congo Reporteurs: Vous avez été élue présidente de la Sous-Commission. Quelle signification donnez-vous à cette fonction au vu de vos expériences passées ?

Ms Warzazi : C'est la seconde fois que je suis élue présidente de la Sous-Commission en l'espace de 20 ans. Ceci revêt pour moi une importance spéciale compte tenu de la confiance qui m'est ainsi renouvelée tant par les membres experts de notre continent que des autres experts dont certains étaient déjà à la Sous-Commission en 1983. Cette élection semble aussi refléter la reconnaissance de tout ce que j'ai pu être en mesure d'apporter dans le domaine de la promotion des droits de l'homme à travers la codification et l'adoption, au niveau de l'Assemblée Générale des Nations Unies, d'un grand nombre d'instruments internationaux de droits de l'homme à commencer par deux pactes internationaux sur les droits de l'homme.

C.R : Quels sont selon vous les priorités dont doit se saisir la Sous-Commission ?

W :Il y a de nombreuses priorités tenant à cœur aux membres de la Sous-Commission mais s'il fallait les résumer, je dirai que la défense des droits de l'homme de ceux qui sont victimes de toutes sortes de violations et la recherche des voies et moyens de promouvoir ces droits à travers la réalisation effective des droits économiques, sociaux et culturels retiennent particulièrement l'attention de la Sous-Commission. Par conséquent le choix des priorité a déjà été fait.


C.R : Comment évaluez-vous l'avancée des travaux alors que la Commission semble redoubler ses attentes à votre égard (référence au discours d'ouverture de M. Ramcharan) ?

W :M. Ramcharan s'est montré particulièrement ambitieux dans son discours d'ouverture, au niveau de la Sous-Commission nous partageons cette ambition. Toutefois il y a certains domaines dont l'accès nous est difficile, compte tenu des restrictions apportées à notre mandat. Il n'en demeure pas moins qu'une étude approfondie des activités menées par la Sous-Commission depuis sa création démontrerait l'influence que cette Sous-Commission a eu sur les progrès réalisés en matière de droits de l'homme grace aux études et aux recommandations soumises à la Commission des Droits de l'Homme. Les attentes de la Commission semblent plutôt se fixer sur des études que la Sous-Commission se devraient de faire tout en laissant les problèmes de violations des droits de l'homme au jugement de la Commission.

C.R : La Sous-Commission étant soumise à des restrictions d'ordre budgétaire et organisationnel, n'y a-t-il pas là un paradoxe patent ?

W : Les restrictions apportées à la bonne marche des travaux de la Sous-Commission ont pour effet de réduire la capacité dont avait fait preuve la Sous-Commission il y a quelques années tout en amenant les experts à épuiser leurs forces pour parvenir à bout de la somme de travail à laquelle ils doivent faire face dans un temps extrêmement limité

C.R. Comment améliorer la qualité des débats et rendre plus de clareté aux interventions alors que celles-ci semblent souvent redondantes lors des séances plénières ?

W : Améliorer les débats dans les conditions actuelles me paraît être une œuvre de Titan. Nous essayons toutefois d'en étudier la faisabilité


C.R. Quelle est la nature du dialogue que vous entretenez avec les ONG ?


W : Dans les limites qui nous sont imposées, les experts font ce qu'ils peuvent pour répondre à l'attente des ONG. Le dialogue existe mais répond-il aux revendications des ONG ? C'est là une question qui devrait être posée à la Commission des Droits de l'Homme.

C.R. Enfin et pour conclure, vos travaux et notamment votre discours d'investiture ont provoqué des réactions très contrastées. Un président d'une Sous-Commission de l'ONU peut-il maintenir une certaine liberté de parole ?

W : La Sous-Commission est avant tout un organe d'experts. Nous sommes élus pour assumer la responsabilité de promouvoir et défendre les droits de l'homme que cela plaise ou ne plaise pas à certains. La Présidente de la Sous-Commission au moment où elle est élue se doit de faire un discours d'ouverture où elle a le droit de s'exprimer en toute liberté. Ce droit d'ailleurs a toujours été confirmé par la Commission des Droits de l'Homme qui a encore une fois de plus, cette année, demandé à tous les Etats : " d'être conscient qu'il importe que la Sous-Commission soit indépendante et soit perçue comme telle " selon la Résolution 2003/59 paragraphe 11a).


CONGO Reporteurs : Jérôme Gygax et John Auran-Clapot



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